06.12.2008

Rencontre avec Brigitte Delval

Brigitte Delval.JPGSept jours sur sept, elle partage tout son temps entre sa famille et ses activités à Saint Vincent de Paul. "C’est ma raison d’être", explique Brigitte Delval. Elle forme avec plusieurs autres bénévoles l’équipe ‘colis alimentaires’ de la Conférence de Saint-Vincent de Paul de Rixensart.

"Malgré ce que l’on pourrait croire, la faim sévit encore dans notre pays, mais elle ne se 'voit' pas. Beaucoup de personnes défavorisées n’ont pas l’air mal nourries. En réalité, leur alimentation est insuffisante, peu saine et très irrégulière. C’est ce que nous appelons 'l’insécurité alimentaire' ". Celle-ci les entraîne souvent dans un pénible engrenage : elles sont plus fréquemment et plus sérieusement malades, obligeant les familles à dépenser leurs maigres ressources en soins de santé. Parfois, certaines n'arrivent plus à exercer des tâches leur apportant un revenu plus que nécessaire. "Chez Saint-Vincent de Paul, nous estimons qu’il est important d’enrayer cette insécurité alimentaire. C’est pourquoi, nous organisons deux fois par semaine, la distribution de colis alimentaires préparés en fonction de la composition de leur famille. Cela se passe tous les jeudis et samedis dans nos nouvelles installations, rue de la Gare 21 à Rixensart".

Depuis plusieurs mois, les membres de Saint-Vincent de Paul constatent à Rixensart, une augmentation progressive du nombre de personnes ou familles s’adressant à elle. "Aujourd’hui, nous en connaissons près de 80. La plupart sont suivies par le CPAS de Rixensart et/ou par une assistante sociale de la Société Saint-Vincent de Paul. Je trouve mon moment de bonheur quand quelqu’un vient me trouver pour me remercier et pour me dire qu’il ne viendra plus chercher son colis alimentaire … que son problème est résolu. Là, je suis heureuse !"

Epicerie sociale © Brigitte Delval.JPGL'aide alimentaire demande un équipement et une organisation rigoureuse. "A Rixensart, nous disposons d’un centre de distribution alimentaire équipé de frigos et de congélateurs pour les denrées périssables. Une large part des denrées qui nous sont acheminées deux fois par mois, provient de la Banque Alimentaire. Nous intervenons dans les frais de transport de ces denrées. Nous recevons aussi des dons en nature émanant tant de l’Union Européenne que de grands magasins tels que Carrefour ou Proxi. Des commerçants et boulangers rixensartois participent également à cette chaîne de solidarité".

"Dans le souci d’offrir aux familles précarisées la possibilité de préparer des repas équilibrés nous présentons grâce à notre nouvelle installation un plus grand choix d’articles. Cela a connu un succès immédiat. Les gens ont la possibilité de choisir une fois par semaine cinq articles parmi l’assortiment de nourriture et de produits d’entretien, achetés dans le commerce. J’ai constaté par exemple, que ces personnes choisissaient souvent des légumes conditionnés et des produits de nettoyage pour vaisselle et sols. Elles sont très satisfaites de pouvoir « choisir » et cela répond mieux à leurs besoins".

Le coût de l’aide alimentaire absorbe chaque année une part plus importante du budget de la Société de Saint-Vincent de Paul. Or, lutter contre la faim qui guette les démunis est un combat constant. Pour tenter de le gagner, le groupe SVP compte non seulement sur la générosité des citoyens et sur le produit de la vente de vêtements à petits prix dans la boutique « tout public ». "Un achat dans la Boutique SVP aide à lutter contre la pauvreté. Il contribue à remplir le rayon de notre épicerie".

© Eric de SÉJOURNET

Edité par Eric de Séjournet pour SOCIÉTÉ SAINT-VINCENT DE PAUL |  Facebook

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